Dimanche 6 septembre 2009
Tu te tenais au dessus de moi et je pouvais deviner tes yeux dans le noir. L'expression de ton regard ne mentait pas : envie et désir. Telle une vierge de 16 ans, une seule pensée me
traversait l'esprit à ce moment, ça y est, nous y voilà, nous allons faire l'amour. Avoir tant vécu, tant écrit, tant fantasmé et en être réduite à souhaiter de tout son être qu'enfin tu entres
en moi... la situation avait quelque chose de comique, vraiment.Quand tu m'as pénétrée, je me suis souvenue de tout ce que représente cet acte, pourquoi on aime tant cela, pourquoi on écrit, on filme tout ça, pourquoi on ment, on pleure, on tue parfois pour l'avoir encore et encore.
Un peu écourté cette fois-ci, tu as eu l'occasion de m'avoir de nouveau sous ta domination la semaine dernière. Et ce fut enfin une explosion de bonheur, comme ce que j'avais pu connaitre de meilleur, comme ce que j'avais tant désiré et comme tout cela m'avait manqué. Je peux me revendiquer sans tabous, je peux m'avouer libérée, intéressée, excitée, obsédée, je peux écrire des articles érotiques à n'en plus finir sur l'envers du décor, je me suis sentie comme révélée de faire l'amour avec quelqu'un pour qui peut-être j'éprouvais des sentiments. Ce n'était plus seulement du sexe, ce n'était plus du plaisir sans rien derrière, c'était le début d'une histoire et elle commençait bien.
Aujourd'hui je ne sais pas. Aujourd'hui j'ai l'impression d'être de nouveau adolescente.
Il semblerait que la clé de mon coeur se trouvait dans un endroit sombre et humide et que tu ais fini par la trouver. Il a suffit que tu me fasses jouir, encore et encore (et encore!!) pour que mon coeur se débloque, pour que notre histoire me semble sérieuse et importante.
Je n'ai plus eu envie d'aller voir ailleurs, je n'ai plus eu envie de parler à d'autres, non, d'un coup, ce que nous vivions depuis deux mois me semblait valoir le coup, parce que je m'étais assurée que ton corps parlait au mien et que nous pouvions aussi nous entendre sur ce point.
Résultat des courses, tout ce que j'avais gelé, enterré, mis sous cloche depuis des années semble remonter à la surface comme le fond d'un étang boueux. Je te confie mes fantasmes, tu joues de cette domination que je semble désirer et surtout, je me sens à ta merci.
J'ai envie de hurler d'en être revenue là, j'ai déjà envie de te détruire ou de te fuir. Tu me laisses de longs jours sans nouvelles, sous prétexte que tu n'aimes pas tous ces outils modernes et techologiques. Je ronge mon frein en silence, prête à exploser, prête à tout envoyer en l'air alors que les choses commencent à peine entre nous. Je ne comprends pas ton silence, je n'ai pas envie de t'étouffer, ni de te forcer à faire des choses que tu ne veux pas faire.
J'ai tant vécu seule, je me suis tant blindée, je me suis tant jurée que tout ceci ne recommencerait pas et voilà où j'en suis ce soir. J'en pleurerai de rage et de colère si je ne m'étais pas promis il y a longtemps de ne plus jamais pleurer pour un homme.
J'ai envie de me frotter à d'autres peaux pour oublier la tienne, j'ai envie de me venger pour ce que tu as su déclencher, réveiller en moi. Mais je ne suis pas même persuadée de ma propre légitimité à te faire du mal. Car finalement qu'as-tu fait ? Rien, tu n'es pas très présent lorsque nous ne sommes pas ensemble. Et pourtant je te sens impliqué lorsque nous le sommes.
Il faut que je prenne les choses comme elles sont, sans chercher à les changer ni à te changer. Il faut que je t'accepte comme tu es, que je te laisse du temps. Mais si tu ne m'aimais pas ? Et si tu ne m'aimais jamais ? Et si moi je me mettais à t'aimer ? Peut-être que je t'aime déjà ? Et si tu me détruis le coeur, si tu le piétines comme l'ont fait d'autres ? Plus jamais, plus jamais, plus jamais !!!
J'ignore quelle sera l'issue de tout cela mais j'avoue que je n'aurai pas soupçonner que la jouissance pouvait créer un tel chamboulement.
Que dois-je faire ? Me taire et résoudre ce problème avec moi-même ? Ou t'en parler et prendre le risque de passer pour une de ces femelles hystériques et te perdre ?
Par Envers du décor
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Publié dans : question autour de ça
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Communauté : Erotisme
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Ce sont
des momets rares, des moments uniques, comme on n'en retrouve jamais. Ce sont des moments chastes et tellement porteurs de promesses. Se glisser dans un lit avec un homme encore inconnu, laisser
nos mains explorer son corps, s'approprier ce territoire nouveau, apprendre qui est cet être et faire monter le plaisir...
Moi qui voulait un retour sur le marché... je ne suis pas déçue ! Non seulement j'ai trouvé un gentil, un câlin, un mignon mais j'ai aussi trouvé... un plan cul bien membré ! Mince alors,
deux hommes dans ma vie ! C'est peut-être ça le chemin du bonheur.
Pour
tenter d'échapper à ma dernière fixette, j'ai décidé de reprendre ma vie sexuelle en main, de me remettre sur le marché et d'aller à la rencontre d'hommes, préservatif en poche et porte-jaretelle
sous la jupe !
Absence chronique ces derniers mois, il faut croire que j'ai été trop occupée. Merci à ceux mais surtout à celles qui se sont inquiétées ! Occupée donc, par du professionnel beaucoup, du
privé un peu et puis le sentiment d'une période de transition. Je vous parlais d'un second souffle la dernière fois alors je me suis efforcée de suivre ce nouveau courant. Succès
relatif.
Je suis
étonnée de ma propre censure qui, même ici, me fait parfois hésiter à coucher certains mots. Il serait grand temps de ne plus laisser le regard des autres peser sur mon écriture. J'ai hésité à
écrire "Trépas", peur de perdre un public avide de sensations plus fortes, angoisse de passer pour névrosée et pathétique. Et finalement, nous sommes sur l'envers du décor, là où tout peut être
dit, là où tout est permis.
Je suis
morte. Je suis morte à l'intérieur. Je ne me souviens plus depuis quand je suis morte mais aujourd'hui je le sais. Je transporte mon cadavre chaque matin sur ces rails interminables et je semble
être la seule qui s'en rende compte. Des cheveux posés sur le crâne, deux yeux collés devant et tout le monde n'y voit que du feu. Mais je ne suis qu'un corps, une enveloppe.
Paradoxalement à mon écrit précédent, je peux ne ressentir aucune peur ni aucune gêne à dévisager les hommes de manière explicite. Cette semaine, j'en aurai mis quelques uns dans mon lit
avec grand plaisir. Notamment un en particulier.
Trois mois que je n'ai pas fait l'amour, trois mois que je n'ai eu quelques contacts poussés avec un homme. Pour une vingtenaire en pleine santé, cela me semble long. Non, en fait, l'âge ne
compte pas, la santé non plus dans une certaine limite. C'est moi qui trouve ça long. Je n'ai pas envie de hard, d'expérience multiple ou extrême, quelque chose de simple... Pas de plan cul sous
la main...
Ce
n'est pas de l'amour. Non, ça n'est pas ça. Je ne suis pas en train de tomber amoureuse de mon boss. Juste qu'il me trouble. Juste qu'il m'excite. On m'a demandé par provocation si j'avais envie
de lui. J'ai répondu oui. Sans gêne ni dissimulation. Oui, j'ai envie de coucher avec lui. Mon comportement et mes sensations s'apparentent actuellement à ce qu'on nomme d'habitude le désir
masculin.


