Dimanche 6 septembre 2009
Tu te tenais au dessus de moi et je pouvais deviner tes yeux dans le noir. L'expression de ton regard ne mentait pas : envie et désir. Telle une vierge de 16 ans, une seule pensée me traversait l'esprit à ce moment, ça y est, nous y voilà, nous allons faire l'amour. Avoir tant vécu, tant écrit, tant fantasmé et en être réduite à souhaiter de tout son être qu'enfin tu entres en moi... la situation avait quelque chose de comique, vraiment.
Quand tu m'as pénétrée, je me suis souvenue de tout ce que représente cet acte, pourquoi on aime tant cela, pourquoi on écrit, on filme tout ça, pourquoi on ment, on pleure, on tue parfois pour l'avoir encore et encore.
Un peu écourté cette fois-ci, tu as eu l'occasion de m'avoir de nouveau sous ta domination la semaine dernière. Et ce fut enfin une explosion de bonheur, comme ce que j'avais pu connaitre de meilleur, comme ce que j'avais tant désiré et comme tout cela m'avait manqué. Je peux me revendiquer sans tabous, je peux m'avouer libérée, intéressée, excitée, obsédée, je peux écrire des articles érotiques à n'en plus finir sur l'envers du décor, je me suis sentie comme révélée de faire l'amour avec quelqu'un pour qui peut-être j'éprouvais des sentiments. Ce n'était plus seulement du sexe, ce n'était plus du plaisir sans rien derrière, c'était le début d'une histoire et elle commençait bien.
Aujourd'hui je ne sais pas. Aujourd'hui j'ai l'impression d'être de nouveau adolescente.
Il semblerait que la clé de mon coeur se trouvait dans un endroit sombre et humide et que tu ais fini par la trouver. Il a suffit que tu me fasses jouir, encore et encore (et encore!!) pour que mon coeur se débloque, pour que notre histoire me semble sérieuse et importante.
Je n'ai plus eu envie d'aller voir ailleurs, je n'ai plus eu envie de parler à d'autres, non, d'un coup, ce que nous vivions depuis deux mois me semblait valoir le coup, parce que je m'étais assurée que ton corps parlait au mien et que nous pouvions aussi nous entendre sur ce point.
Résultat des courses, tout ce que j'avais gelé, enterré, mis sous cloche depuis des années semble remonter à la surface comme le fond d'un étang boueux. Je te confie mes fantasmes, tu joues de cette domination que je semble désirer et surtout, je me sens à ta merci.
J'ai envie de hurler d'en être revenue là, j'ai déjà envie de te détruire ou de te fuir. Tu me laisses de longs jours sans nouvelles, sous prétexte que tu n'aimes pas tous ces outils modernes et techologiques. Je ronge mon frein en silence, prête à exploser, prête à tout envoyer en l'air alors que les choses commencent à peine entre nous. Je ne comprends pas ton silence, je n'ai pas envie de t'étouffer, ni de te forcer à faire des choses que tu ne veux pas faire.
J'ai tant vécu seule, je me suis tant blindée, je me suis tant jurée que tout ceci ne recommencerait pas et voilà où j'en suis ce soir. J'en pleurerai de rage et de colère si je ne m'étais pas promis il y a longtemps de ne plus jamais pleurer pour un homme.
J'ai envie de me frotter à d'autres peaux pour oublier la tienne, j'ai envie de me venger pour ce que tu as su déclencher, réveiller en moi. Mais je ne suis pas même persuadée de ma propre légitimité à te faire du mal. Car finalement qu'as-tu fait ? Rien, tu n'es pas très présent lorsque nous ne sommes pas ensemble. Et pourtant je te sens impliqué lorsque nous le sommes.
Il faut que je prenne les choses comme elles sont, sans chercher à les changer ni à te changer. Il faut que je t'accepte comme tu es, que je te laisse du temps. Mais si tu ne m'aimais pas ? Et si tu ne m'aimais jamais ? Et si moi je me mettais à t'aimer ? Peut-être que je t'aime déjà ? Et si tu me détruis le coeur, si tu le piétines comme l'ont fait d'autres ? Plus jamais, plus jamais, plus jamais !!!
J'ignore quelle sera l'issue de tout cela mais j'avoue que je n'aurai pas soupçonner que la jouissance pouvait créer un tel chamboulement.
Que dois-je faire ? Me taire et résoudre ce problème avec moi-même ? Ou t'en parler et prendre le risque de passer pour une de ces femelles hystériques et te perdre ?
Par Envers du décor - Publié dans : question autour de ça - Communauté : Erotisme
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Jeudi 20 août 2009
Ce sont des momets rares, des moments uniques, comme on n'en retrouve jamais. Ce sont des moments chastes et tellement porteurs de promesses. Se glisser dans un lit avec un homme encore inconnu, laisser nos mains explorer son corps, s'approprier ce territoire nouveau, apprendre qui est cet être et faire monter le plaisir...
La connaissance horizontale de l'autre est parfois plus riche et plus vraie que tout discours.
Cela tombe finalement bien, car la communication verbale n'a pas l'air d'être son fort. Clown insatiable aux cicatrices profondes et encore visibles, mais qui es-tu donc ?
Allongé cependant, tu as pris les devants.
Comme ils sont bons ces instants de caresses interminables, de frottements constants, de silence absolu. Je goûte ces préliminaires éternels, déjà assoiffée du reste mais prenant dans la patience un plaisir insoupçonné.
Je tire ma plus grande jouissance de l'acte lui-même et ait tendance parfois à abréger ces mises en bouche trop frustrantes dans mon souvenir.
Pourtant, ce soir-là, tu as fait monté en moi une vague de passion inattendue. Sous tes mains déjà j'ai gémis, j'ai courbé l'échine sous l'effet de tes caresses et c'est à moitié folle de désir que je me suis retrouvée là, haletante.
Mais plus encore que le fait de me mener au bord de l'orgasme sans même me pénétrer, ce qui représentait déjà en soi un acte assez impressionnant, j'ai aimé ton rôle.
Si dans la vie tu n'as pas l'air du genre qui s'impose, qui parle plus fort que les autres ou qui prend les décisions, tu t'es révélé bien plus dominateur que je n'aurais pu le soupçonner.
J'ignore si tu as deviné que, lasse de mes combats au quotidien, je deviens une fois couchée, prête à me soumettre à celui qui réussira à faire de mon plaisir une quête... Tu as en tout cas tenu ce statut avec une force qui m'a émue, qui m'a boulversée presque.
Notre relation est bien jeune, débutante même. Elle a cependant l'avantage de rêvetir pour une fois des aspects un peu plus formels. Je sais donc que je peux relativement relâcher ma garde.
Le souvenir de tes mains prenant mon menton presque avec violence, de tes ongles griffant mon dos de bas en haut, de ta bouche se refusant ou acceptant la mienne, comme pour me faire comprendre que seul toi décidait dans cette partie, suffit à me donner envie du reste, de la suite.
Je sais que nous oublierons vite ces moments d'avant, pour se consacrer à d'autres plus intenses, plus violents encore peut-être mais j'ai aimé sentir mon corps céder sous le tien, au point de ne pouvoir retenir des soupirs de plaisir...
Par Envers du décor - Publié dans : sexe et compagnie - Communauté : xFantasmesx
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Mardi 7 juillet 2009
Moi qui voulait un retour sur le marché... je ne suis pas déçue ! Non seulement j'ai trouvé un gentil, un câlin, un mignon mais j'ai aussi trouvé... un plan cul bien membré ! Mince alors, deux hommes dans ma vie ! C'est peut-être ça le chemin du bonheur.
Mais laissons les sentiments (hein ?) pour un autre "endroit" et restons sur le côté sombre de tout ça.

Presque sept mois sans relation sexuelle, je peux vous assurer que j'étais plutôt morte de faim. Il est grand, il est beau, il a 35 ans et je ne suis vraiment pas là pour lui faire la conversation!
Il sait ce qu'il veut, où il le veut et comment il le veut.
Il n'appelle pas ça un plan cul, disons une relation sexuelle suivie... personnellement je ne vois pas la différence, le résultat est le même : on se voit, on baise et on vit nos vies.
J'aime ça !
Etrange que de se retrouver encore dans cette configuration... serai-je attirée par les hommes mûrs qui n'ont aucune volonté de s'attacher ? Possible possible...

Bon mais alors, concrètement ?
Ah bah concrètement... c'est un homme grandement intéressé par la chose. Soirées spéciales, échangisme, à "masculanité" multiples je crois (appelé aussi gang bang, et oui c'est comme partout, si t'as pas le dico...) il a touché à pas mal de choses.
Enfin là c'est surtout à moi qu'il a touché.
Un peu trop bavard à mon gout, mais qu'il se taise enfin, surtout lorsque j'ai la bouche pleine et que je ne peux lui répondre ! Mais à part ça... un très bel engin, bien qu'assez discret au repos. Pas spécialement long mais plutôt large.
Il voulait que je me carresse devant lui. Moi j'avais surtout envie de le sentir en moi.
Ce fut un régal, une explosion de plaisir, j'ai joui deux fois....
Pas de second round hélas par manque de temps, légère frustration.

Ses promesses surtout me font trembler d'excitation.
Il pense que j'ai du potentiel, que je suis malléable, qu'il va pouvoir faire quelque chose de moi. Dans son regard, pas une once de doute, les choses sont claires : il est le maitre, je suis l'élève.
Il tâte mes fesses, les trouve fermes, pense qu'elles seront agréables à claquer quand il me prendra en levrette. Il me promet de me faire goûter à son sperme, dit qu'il va me rendre accro.
Impossible de tricher avec cet homme là ni de jouer à la dominatrice.

Soumise je serai et finalement je crois que c'est ce que j'aime.
Que va-t-il me faire ? Je l'ignore mais attends la fin de semaine avec impatience....

PS : ma belle, je t'emprunte une photo...
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Dimanche 28 juin 2009
Pour tenter d'échapper à ma dernière fixette, j'ai décidé de reprendre ma vie sexuelle en main, de me remettre sur le marché et d'aller à la rencontre d'hommes, préservatif en poche et porte-jaretelle sous la jupe !
Plus facile à dire qu'à faire !
Pourtant réticente à ce type de rencontres, j'ai utilisé les ondes virtuelles qui font notre monde afin de trouver un lit où me glisser.
Le premier effet a été d'effacer ma fixette (objectif atteint) et la seconde constatation a été que non, les hommes ne cherchent pas tous un trou où se glisser ! Miséricorde ! Ils cherchent l'amour, le vrai, crient au scandale quand vous leur parlez d'une nuit, d'un coup d'un soir... Mais que sont devenus les hommes depuis mon dernier passage sur Terre ?
Nul crainte, les connards règnent toujours en maitre.
Après avoir fort sympathisé avec un jeune homme et passé de longues et longues heures au téléphone, nous nous étions fixé rendez-vous. Tel une prédatrice, j'avais misé sur la petite robe noire, l'oeil de biche et le cheveu savamment décoiffé. J'ai tenté de me tatouer le mot sexe au fond de la rétine pour que les choses soient claires... Pour certains elles l'ont été, j'ai cru provoquer deux accidents de voiture et un arrêt cardiaque dans la rue. Trust in U !!!
Et lorsque je suis arrivée... un glaçon m'attendait ! Froid, distant, méprisant, arrogant, sûr de lui, j'ai mis tout cela sur le compte de la timidité peut-être, de la première fois, d'un grand contrôle de soi.. Erreur petite fille, erreur !
Malgré la promesse de me rappeler (avais-je demandé quoi que ce soit ???) et trois jours de silence, je l'informe de son silence évoquant et décevant. Ne me répond-t-il pas qu'il a été extrêmement déçu par mon physique ??
Petit enfoiré, épinoche, homme de bas intellect, béotien et ignard !

La violence des propos m'a atteinte de plein fouet... au moins trente secondes.
Mais qui es-tu toi pour me dire que je ne suis pas belle ? Mais d'où sors-tu ?
Si j'avais 14 ans et toutes mes dents, j'aurai sans doute gravé tes paroles au fond de mon coeur et elles m'auraient empêchée d'avancer.
Pas de chance pour toi, j'ai quelques meutrissures au compteur et j'ai décidé qu'au grand jamais un homme ne me ferait plus verser une seule larme.
J'aurai du te balancer le contenu de mon verre à la figure, j'aurai du gifler ta jolie gueule d'Aryen quand j'en avais la possibilité.
Ce soir, laisse-moi te dire que je t'emmerde, que je te conchie, que je te souhaite d'aller te faire mettre par nos amis les Grecs et d'y rester !

Plus sérieusement c'est le manque de courage qui me marque. Alors quoi ? Quelques formes en trop et on prend la fuite ? Malgré des secrets échangés, des confidences et des échanges prolongés ? Tout ceci ne vaut donc rien face à une taille dépassant le 40 ? Lâcheté !
Je te souhaite de souffrir, de rester seul, de te faire rejetter, de te rendre compte d'à côté de quoi tu es passé mon mignon, de te prendre en pleine face l'étendue de ta superficialité et de mesurer l'immensité de ta solitude.
Je t'ai cru, une fois de plus j'ai cru un homme.
Ah l'ignorante, ah l'enfant, naïve et charmante...

Tout ceci est bien fini ! Cet épisode a activé au fois de moi bien plus de haine que je ne pensais pouvoir en ressentir. Désormais, je prends l'autoroute du plaisir et prendrais en stop ceux qui n'ont pas peur de voir des seins capables de remplir la main d'un honnête homme.
Par Envers du décor - Publié dans : recherche du sexe - Communauté : Erotisme
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Dimanche 7 juin 2009
Absence chronique ces derniers mois, il faut croire que j'ai été trop occupée. Merci à ceux mais surtout à celles qui se sont inquiétées ! Occupée donc, par du professionnel beaucoup, du privé un peu et puis le sentiment d'une période de transition. Je vous parlais d'un second souffle la dernière fois alors je me suis efforcée de suivre ce nouveau courant. Succès relatif.
Toujours l'immense désert affectif et surtout sexuel.

Mais aujourd'hui je voulais vous parler d'un mal qui m'affecte depuis plusieurs années. Je fais des fixettes, sur des hommes, pendant de plus ou moins courtes périodes. J'en arrive à me persuader que je suis amoureuse de ces hommes, toujours inaccessibles et un beau matin, je me réveille et je passe à autre chose (malheureusement souvent à une nouvelle fixette) et j'en arrive par la suite à me demander ce que j'ai pu trouver à l'objet du désir passé.
En effet, je tombe toujours "amoureuse" d'une image, en réalité, je fantasme la personne et plus je vais la connaître, moins cela va correspondre à l'image que je m'en étais faite et du coup je ne suis plus intéressée, je suis même déçue.
Le processus est souvent le suivant :

- repérage de la cible : souvent quelqu'un que je connais depuis quelques temps, sur lequel je ne m'étais jamais arrêté et puis pour une bêtise, je vais me mettre à le repérer, à dresser la liste de ses qualités et la fixette commence.
- mise en place de la passion : les rêves jouent un rôle très important à ce moment. En effet, je peux rêver chaque soir de cette personne, pendant des semaines d'affilées. Je pense sans cesse à lui, je lui souris quand je le vois, bref, c'est une période assez heureuse. Lorsque je pose mes yeux sur lui, j'ai envie de lui enlever chacun de ses vêtements avec lenteur et glisser mes lèvres sur les siennes.
- crise de la fixette : je me mets à chercher le maximum de données sur cette personne, je lui pose des tonnes de question, fait mon maximum pour le croiser sans cesse, va chercher sur Internet des photos ou des vidéos, espionne ses moindres faits et gestes. Une sorte de folie obscessionnelle s'empare de moi.
- passsion/souffrance : je me rends compte de mon addiction, parallélement, je constate que cet homme est inaccessible, je commence à tenter de m'en détacher. C'est là que je crois voir sa silhouette à chaque coin de rue, que je sens son parfum la nuit, que j'imagine des plans pour qu'il quitte sa copine ou que nous nous retrouvions seuls.
- déclinaison : comme après une rupture, je me reconstruis. Je promets que ça n'arrivera plus, je me souviens du passé avec émotion et je lèche lentement mes blessures...

Verdict ? Suis-je folle à lier ?
Ce qui me rassure, c'est qu'à aucun moment je ne m'imagine que l'autre ressent quelque chose pour moi, je ne donne pas dans la tendance érotomane. Ce qui inquiétant c'est le plaisir que je ressens à me vautrer dans mes fantasmes, de m'endormir dans son image.
Et puis après la souffrance, toujours, forte, violente, souvent inspiratrice d'ailleurs. L'envie de se découper le coeur, de se couturiser les terminaisons nerveuses pour ne plus penser des choses pareilles.

Et ça recommence toujours et encore...
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Dimanche 5 avril 2009
Je suis étonnée de ma propre censure qui, même ici, me fait parfois hésiter à coucher certains mots. Il serait grand temps de ne plus laisser le regard des autres peser sur mon écriture. J'ai hésité à écrire "Trépas", peur de perdre un public avide de sensations plus fortes, angoisse de passer pour névrosée et pathétique. Et finalement, nous sommes sur l'envers du décor, là où tout peut être dit, là où tout est permis.
Ma vie (la vie?) est un marathon, une course de fond. Mes jambes sont parfois fatiguées d'avaler de l'asphalte mais aujourd'hui je crois avoir trouvé un second souffle. Ou un troisième, un dizième, un centième. Je ne me souviens plus de combien de fois je me suis crue morte et combien de fois, tel un phénix, j'ai repris le train en marche.
Je pense souvent à des peurs futures : comment gérer un couple au bout de dix ans de mariage, comment perpétuer l'appétit sexuel des années durant, comment être une bonne mère, épouse, comment appréhender un divorce le cas échéant, comment vieillir, etc... Ma plus grande peur est bien entendu de ne jamais avoir à répondre à tout ça, de finir seule, sans avoir donné la vie, sans n'avoir connu que les froids matins solitaires.
Je retrouve ma vieille amie la Solitude, bien moins effrayante que prévue, elle avait même l'aspect rassurant d'une couette en hiver. Elle m'accueille, nous nous souvenons l'une de l'autre et j'accepte sa présence sans larmes ni haine, avec un certain soulagement même.
Je me retrouve moi-même, j'affute mon désir et dresse la liste de mes exigences. Ma quête du sexe ne s'arrête pas, j'attends la prochaine queue qui se glissera en moi avec patience et appétit. J'ai envie de mise en scène, de masques derrière lesquels se cacher, de lourds rideaux de velours rouges derrière lesquels disparaitre et de pouvoir laisser ce désir et cette faim s'exprimer sans l'intellectualiser ni la justifier.
J'ai envie de cris aussi, de gémissements, de respiration, parfois même plus que d'images. Je suis à la recherche d'un peu de jouissance non feinte, chose très rare dans les représentations actuelles disponibles car je supporte assez mal l'amateurisme. J'accorde plus de temps à mes orgasmes, même solitaires, je les chéris et les amène doucement. Je ne me débarasse plus de mon envie, je l'entretiens.
Après le second souffle, je veux qu'on m'essoufle.
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Mardi 31 mars 2009
Je suis morte. Je suis morte à l'intérieur. Je ne me souviens plus depuis quand je suis morte mais aujourd'hui je le sais. Je transporte mon cadavre chaque matin sur ces rails interminables et je semble être la seule qui s'en rende compte. Des cheveux posés sur le crâne, deux yeux collés devant et tout le monde n'y voit que du feu. Mais je ne suis qu'un corps, une enveloppe.
J'ai du mourir depuis plus d'un an, peut-être en même temps que l'ouverture de ce lieu. Ou plutôt non, je sais, je suis morte à petit feu. Frustration après déception, lutte interminable ajoutée au rongement interne de mes pensées les plus tordues, tout cela a eu raison de moi.
Je suis morte à l'intérieur, je n'ai plus de sentiments ni de douleurs. J'ai tellement aseptisé mon monde et je l'ai tellement privé d'air qu'il a fini par s'asphyxier de lui-même.
Il règle désormais une cavité à la place de mon coeur, un espace vide, sombre et froid que rien ne semble pouvoir réveiller. Plus aucune flamme ne brûle et l'on y entend un vent lugubre y souffler.
Je n'ai qu'une vingtaine d'années et je suis déjà morte. Je vais sans doute déambuler encore quelques temps sur cette terre et je finirai par m'éteindre, comme mon âme s'est éteinte il y a peu.
Même mes souvenirs d'avant commencent à s'estomper. Je n'ai plus pour me raccrocher que quelques mots sur un écran, à présent vide de sens. Je les relis sans les comprendre, qu'ai-je voulu dire à l'époque ? De quoi est-ce que je parle ? Quel était donc ce sentiment. Impossible à revivre, je n'ai plus l'organe qui en permettait la lecture.
Personne ne m'a tuée, je me suis occis moi-même, avec passion au début, comme un nouveau jeu, comme une nouvelle expérience. Comme un reflexe salvateur aussi, pour continuer à avancer, pour aller chercher le après. Il n'est pas venu, cet après, et je me suis vidée peu à peu de ce qui me faisait moi pour n'être maintenant plus qu'une copie de ce que j'étais.
Je suis responsable de ma propre mort et n'en éprouve même rien. Je sens les derniers lambeaux d'une vie passée qui s'accrochent à mes ongles et qui s'en détachent lentement sans que je puisse rien faire.
J'aurai aimé aimer, j'aurai aimé être aimée mais j'étais et ne suis plus.
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Dimanche 15 mars 2009
Paradoxalement à mon écrit précédent, je peux ne ressentir aucune peur ni aucune gêne à dévisager les hommes de manière explicite. Cette semaine, j'en aurai mis quelques uns dans mon lit avec grand plaisir. Notamment un en particulier.
C'était un matin où je n'avais pas le courage de jouer les midinettes et les filles fragiles, non, pas de façade trompeuse et manipulatrice qui voudrait faire croire aux hommes que je ne suis qu'une pauvre petite chose. Il n'était pas encore 9 heures que j'avais déjà envie de faire l'amour.
Il se tenait là, debout contre la vitre, à lire je-ne-sais-quoi. Beau gosse, la quarantaine, quelques cheveux blancs et propre sur lui. Un commercial ou un banquier, un qui brasse des chiffres, un important avec un air un rien supérieur, un rien prétentieux. Un qui ne s'accrochera pas avec des sentiments dont je ne saurais quoi faire.
A priori pas d'alliance, c'est déjà ça même si ce critère n'est pas toujours fiable. Je l'ai regardé, droit des les yeux et puis j'ai laissé courir mon regard le long de son corps, m'attardant sur son entrejambe, seul élément de mon intérêt du moment. Il a eu l'air gêné, s'est replongé dans sa lecture non sans me lancer de rapides coups d'oeil. Je n'ai pas détourné le regard, j'ai mordu mes lèvres de manière plus lascive et j'ai continué à apprécier le paysage. Sans discrétion, sans gêne, un matage en bonne et due forme.
Notre métro s'est arrêté et j'ai changé de ligne, le perdant dans la foule et pensant avoir eu mon fantasme du jour sans suite. Il s'est trouvé être dans le wagon de mon métro suivant.
Il m'a regardé, j'ai fait celle qui ne le voyait pas et me suis mise devant lui, en lui tournant le dos. D'autres gens sont entrés et m'ont forcée à me rapprocher de lui, sans que nos corps ne se touchent pour autant. Le wagon s'est fermé et le métro est parti. Tout doucement, il s'est mis à respirer l'odeur de mes cheveux. Je pouvais presque sentir son souffle dans mon cou. Des gens sont descendus mais il ne s'est pas écarté. Puis le wagon s'est de nouveau rempli et cette fois-ci, je me suis rapprochée de lui en toute innocence.
Mes fesses arrivaient à hauteur de son sexe et doucement je les ai collées à sa queue, profitant des mouvements du métro pour faire glisser le tissu de mon pantalon contre le sien. J'ai senti son sexe grandir et se faire plus dur contre moi. Moi même, je sentais mon string se mouiller sous l'action de mes fantasmes...
J'ai entendu son souffle s'accélérer et il s'est reculé un peu, pour ne plus me toucher. Descendant à la prochaine station où la sortie se faisait de l'autre côté que les autres, je me suis retournée pour me mettre dans le sens de la marche et j'ai collé mes seins contre lui, toujours sans lui adresser un regard. Il n'osait plus bouger, je le voyais en coin me lancer des regards. Juste avant de descendre, j'ai plongé mes yeux dans les siens et lui ai sourit, mettant dans ce regard toute l'innocence de mes vingt ans et quelques, comme pour lui dire de ne pas avoir peur, lui, plus âgé et plus mûr, d'une petite jeunette comme moi.
Puis je suis descendue et j'ai continué ma journée, qui avait ma foi, commencé de façon assez plaisante.
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Dimanche 8 mars 2009
Trois mois que je n'ai pas fait l'amour, trois mois que je n'ai eu quelques contacts poussés avec un homme. Pour une vingtenaire en pleine santé, cela me semble long. Non, en fait, l'âge ne compte pas, la santé non plus dans une certaine limite. C'est moi qui trouve ça long. Je n'ai pas envie de hard, d'expérience multiple ou extrême, quelque chose de simple... Pas de plan cul sous la main...
Mais justement, comment trouver quelque chose de simple sans risquer sa peau ?
Paris est une grande ville et je me doute bien qu'il doit y avoir plein d'hommes prêts à s'insérer en moi mais comment trier le bon grain de l'ivraie ? En clair : comment éviter les tarés, les pervers, les psychopathes et autres violeurs ?
Rencontrer un mec dans un bar, dans le métro ou n'importe où ? Et quoi ? Lui dire quoi ? Comment savoir qu'il ne sera pas dangereux sans pour autant passer des heures à le connaitre puisque je suis là pour le sexe.. Le ramener chez moi ? Pour qu'il sache ensuite où j'habite, merci ! Allez chez lui ? Et prendre le risque de finir séquestrée dans une cave ? Comment être sûre de ne pas devenir la proie d'un malade ?

J'ai toujours pensé que les femmes qui devenaient des victimes perdaient à un moment ou un autre le contrôle de la situation. Attention, je ne dis pas qu'elles l'avaient cherché ou qu'elles étaient bêtes, qui peut savoir où se terre le prochain malade qui vous violera ou vous laissera pour morte... C'est juste que certaines décisions entraînent des risques, la situation peut mal tourner et finir de manière désagréable ou tragique. Je ne suis pas une victime et ne veut pas en être une. Lorsque je rentre le soir, je regarde les hommes droit dans les yeux pour leur montrer que je n'ai pas peur d'eux. Mais je ne traine pas inutilement, je glisse mes clés entre mes doigts et n'ai pas l'air trop aimable ou souriante.
Traitez moi de parano ou de flippée, mais il ne m'est pour le moment jamais rien arrivé. Je fais toujours en sorte de ne pas me mettre en situation de faiblesse ou de proie.

Comment rencontrer simplement un homme pour baiser, sans qu'il soit taré ou violent ? J'en arrive à ne rien faire à force d'être vigileante ! Mais j'ai trop entendu d'histoires de viols, de coups, de sida, de réseaux et de dérives pour prendre le risque de coucher avec le premier venu.
Je n'ai pas de temps à perdre, si je dois commencer à l'écouter raconter sa vie, autant me lancer dans la recherche d'une relation long terme.
Et ne me parlez pas d'internet, même si je surmontais ma répugnance à rencontrer ainsi des gens, le problème reste le même. Il faudrait inventer un cabinet de recrutement de plan culs : des gens sains (mais où commence la folie ?) pour une heure de plaisir, chambre fournie :-)
Pas gagné !
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Mercredi 18 février 2009
Ce n'est pas de l'amour. Non, ça n'est pas ça. Je ne suis pas en train de tomber amoureuse de mon boss. Juste qu'il me trouble. Juste qu'il m'excite. On m'a demandé par provocation si j'avais envie de lui. J'ai répondu oui. Sans gêne ni dissimulation. Oui, j'ai envie de coucher avec lui. Mon comportement et mes sensations s'apparentent actuellement à ce qu'on nomme d'habitude le désir masculin.
Je ne peux m'empêcher de mater ses belles petites fesses quand il se lève, je fixe ses lèvres quand il me parle, j'imagine le bruit de mes ongles sur son jean. Je ne veux pas qu'il largue sa copine, je ne veux pas que tout soit bouleversé, je ne propose pas une histoire d'amour.
D'ailleurs je ne propose rien. Je me contente de regarder, d'imaginer. Je pose ma main sur sa cuisse en réunion lorsque je lui explique quelque chose. Je m'approche très près de lui pour sentir son parfum. Je passe du gloss sur mes lèvres et mange les bonbons qu'il aime tant quand il doit me montrer quelquechose sur ordinateur.
J'utilise même des techniques usitées et grossières : un string qui dépasse, un décolleté profond, une bretelle de soutien-gorge qui glisse... très fin vraiment !
Son comportement n'a pourtant rien de suspect ni de suggestif, j'ai totalement conscience que tout ceci ne rime à rien, ne donnera rien, peut m'apporter des ennuis même ! Mais on est très proches, je l'adore, il m'aime bien je crois. Il est très tactile lui aussi, il m'appelle ma petite chérie, me fait des cadeaux, on se fait des câlins parfois, on fait des bisous à l'autre de force pour l'embêter... En l'écrivant, je me rends compte que c'est peut-être pas très sain quand même comme relation.
Comme faites-vous, vous les hommes ?
Parce que ça vous arrive tout le temps non ? D'avoir envie de coucher avec une fille avec qui c'est juste pas possible ? Que faire alors pour se débarasser de cette envie, de cette sorte de fixation ? Surtout qu'il est difficile d'ignorer quelqu'un qui travaille 8 heures par jours à côté de vous.
C'est de plus en plus n'importe quoi...
Par Envers du décor - Publié dans : sexe et compagnie - Communauté : xFantasmesx
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