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haine et jugement

Dimanche 7 juin 2009
Absence chronique ces derniers mois, il faut croire que j'ai été trop occupée. Merci à ceux mais surtout à celles qui se sont inquiétées ! Occupée donc, par du professionnel beaucoup, du privé un peu et puis le sentiment d'une période de transition. Je vous parlais d'un second souffle la dernière fois alors je me suis efforcée de suivre ce nouveau courant. Succès relatif.
Toujours l'immense désert affectif et surtout sexuel.

Mais aujourd'hui je voulais vous parler d'un mal qui m'affecte depuis plusieurs années. Je fais des fixettes, sur des hommes, pendant de plus ou moins courtes périodes. J'en arrive à me persuader que je suis amoureuse de ces hommes, toujours inaccessibles et un beau matin, je me réveille et je passe à autre chose (malheureusement souvent à une nouvelle fixette) et j'en arrive par la suite à me demander ce que j'ai pu trouver à l'objet du désir passé.
En effet, je tombe toujours "amoureuse" d'une image, en réalité, je fantasme la personne et plus je vais la connaître, moins cela va correspondre à l'image que je m'en étais faite et du coup je ne suis plus intéressée, je suis même déçue.
Le processus est souvent le suivant :

- repérage de la cible : souvent quelqu'un que je connais depuis quelques temps, sur lequel je ne m'étais jamais arrêté et puis pour une bêtise, je vais me mettre à le repérer, à dresser la liste de ses qualités et la fixette commence.
- mise en place de la passion : les rêves jouent un rôle très important à ce moment. En effet, je peux rêver chaque soir de cette personne, pendant des semaines d'affilées. Je pense sans cesse à lui, je lui souris quand je le vois, bref, c'est une période assez heureuse. Lorsque je pose mes yeux sur lui, j'ai envie de lui enlever chacun de ses vêtements avec lenteur et glisser mes lèvres sur les siennes.
- crise de la fixette : je me mets à chercher le maximum de données sur cette personne, je lui pose des tonnes de question, fait mon maximum pour le croiser sans cesse, va chercher sur Internet des photos ou des vidéos, espionne ses moindres faits et gestes. Une sorte de folie obscessionnelle s'empare de moi.
- passsion/souffrance : je me rends compte de mon addiction, parallélement, je constate que cet homme est inaccessible, je commence à tenter de m'en détacher. C'est là que je crois voir sa silhouette à chaque coin de rue, que je sens son parfum la nuit, que j'imagine des plans pour qu'il quitte sa copine ou que nous nous retrouvions seuls.
- déclinaison : comme après une rupture, je me reconstruis. Je promets que ça n'arrivera plus, je me souviens du passé avec émotion et je lèche lentement mes blessures...

Verdict ? Suis-je folle à lier ?
Ce qui me rassure, c'est qu'à aucun moment je ne m'imagine que l'autre ressent quelque chose pour moi, je ne donne pas dans la tendance érotomane. Ce qui inquiétant c'est le plaisir que je ressens à me vautrer dans mes fantasmes, de m'endormir dans son image.
Et puis après la souffrance, toujours, forte, violente, souvent inspiratrice d'ailleurs. L'envie de se découper le coeur, de se couturiser les terminaisons nerveuses pour ne plus penser des choses pareilles.

Et ça recommence toujours et encore...
Par Envers du décor
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Mardi 31 mars 2009
Je suis morte. Je suis morte à l'intérieur. Je ne me souviens plus depuis quand je suis morte mais aujourd'hui je le sais. Je transporte mon cadavre chaque matin sur ces rails interminables et je semble être la seule qui s'en rende compte. Des cheveux posés sur le crâne, deux yeux collés devant et tout le monde n'y voit que du feu. Mais je ne suis qu'un corps, une enveloppe.
J'ai du mourir depuis plus d'un an, peut-être en même temps que l'ouverture de ce lieu. Ou plutôt non, je sais, je suis morte à petit feu. Frustration après déception, lutte interminable ajoutée au rongement interne de mes pensées les plus tordues, tout cela a eu raison de moi.
Je suis morte à l'intérieur, je n'ai plus de sentiments ni de douleurs. J'ai tellement aseptisé mon monde et je l'ai tellement privé d'air qu'il a fini par s'asphyxier de lui-même.
Il règle désormais une cavité à la place de mon coeur, un espace vide, sombre et froid que rien ne semble pouvoir réveiller. Plus aucune flamme ne brûle et l'on y entend un vent lugubre y souffler.
Je n'ai qu'une vingtaine d'années et je suis déjà morte. Je vais sans doute déambuler encore quelques temps sur cette terre et je finirai par m'éteindre, comme mon âme s'est éteinte il y a peu.
Même mes souvenirs d'avant commencent à s'estomper. Je n'ai plus pour me raccrocher que quelques mots sur un écran, à présent vide de sens. Je les relis sans les comprendre, qu'ai-je voulu dire à l'époque ? De quoi est-ce que je parle ? Quel était donc ce sentiment. Impossible à revivre, je n'ai plus l'organe qui en permettait la lecture.
Personne ne m'a tuée, je me suis occis moi-même, avec passion au début, comme un nouveau jeu, comme une nouvelle expérience. Comme un reflexe salvateur aussi, pour continuer à avancer, pour aller chercher le après. Il n'est pas venu, cet après, et je me suis vidée peu à peu de ce qui me faisait moi pour n'être maintenant plus qu'une copie de ce que j'étais.
Je suis responsable de ma propre mort et n'en éprouve même rien. Je sens les derniers lambeaux d'une vie passée qui s'accrochent à mes ongles et qui s'en détachent lentement sans que je puisse rien faire.
J'aurai aimé aimer, j'aurai aimé être aimée mais j'étais et ne suis plus.
Par Envers du décor
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Lundi 9 février 2009
Ce soir j'ai besoin d'un exutoire, pour déverser ma rage. Ca tombe bien, j'ai créé cet endroit spécialement pour ça. Ce soir j'ai eu envie de frapper dans un mur ou sur quelqu'un, j'ai eu envie de piétiner de rage. Je ne sais pas ce qui s'est passé, toute la journée je me suis sentie tendue, fatiguée, déprimée. Je ne sais même plus à quoi la journée est passée, mais elle est passée.
Je me suis prise par la main à plusieurs reprises, pour ne pas tomber de l'autre côté, cet autre côté que je ne fréquente plus depuis quelques temps et là où je ne veux plus retomber... Mais aujourd'hui, j'ai eu des accès de rage, incontrôlable, immodéré. Est-ce le fait d'arrêter de fumer, d'être au régime, célibataire et en mauvaise période de mois, tout ça à la fois ?
J'ai ai voulu à ma chef de m'avoir fait poireauté toute la journée pour retarder ma réunion de deux heures, j'en ai voulu au big boss de m'avoir interrompue sans discontinué pour avorté finalement le projet et ma présentation en repoussant ça à deux jours, pour me laisser le temps d'étoffer. Etoffer alors que j'ai passé 5 heures jeudi après midi à tailler dans ma présentation justement. Sous les conseils de THE directrice mkg de mes fesses qui voulait du court, du précis, du décisionnel. Ah j'enrage de m'être converte de ridicule à cette première présentation, alors que ce n'est même pas de ma faute. J'en hurlerai lorsque je repense à tous ces "petits conseils" à la mord-moi-le-noeud. Genre je connais mon big boss, genre il veut ça et ça !  Ben pas du tout non ! On est bien tous passés pour des cons !
Du coup je suis pratiquement parti en claquant la porte, elle me dit tu veux qu'on parle, t'as l'air déprimé, tu veux pas rester un peu. Et moi la boule au ventre, les larmes aux yeux, non non, j'ai traversé le couloir sans même me retourner... Excessif quand même ! Je vais avoir l'air fine demain ! Je lui dirais que c'est à cause de la cigarette, saleté de sevrage !
Pourvu qu'elle n'en ait pas parlé à mon chef à moi. Lui aussi j'ai été en colère et déprimé à cause de lui. Parce que je l'adore, je l'adore un peu trop même. Et qu'il m'appelle ma petite chérie. Il appelle sa copine comme ça aussi. Ca fait 5 ans qu'ils sont ensemble, c'est une véritable bombe, ils parlent de faire un bébé, enfin elle surtout. Et moi, je suis là, comme une conne, à recherche le moindre bisou de sa part, j'aime quand on travaille serré ensemble devant l'ordinateur... J'ai rêvé qu'on faisait l'amour, enfin presque. Au dernier moment il disait qu'il ne pouvait pas, à cause de sa copine.
C'est n'importe quoi tout ça, je suis sure que c'est une question d'hormones à la con et de fatigue et de solitude amoncellée, qui fait que dans 3 jours ça me fera bien marrer.
Mais ce soir j'étais en colère et j'avais besoin de le dire, de l'écrire en tout cas.
Ca va mieux je crois !
Par Envers du décor
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Mardi 21 octobre 2008
Il y a longtemps que je veux écrire ici, parce que c'est définitivement un exutoire, un anonymat libérateur, une sorte de thérapie, même si je suis persuadée que chaque blog l'est. Aujourd'hui, pas de cul, je préviens à l'avance, si vous cherchait du juteux et de l'anecdotique, ce ne sera pas pour cette fois-ci. Ce soir je vous parle de la fonte des neiges.
Vous ne vous souvenez pas, pour la bonne raison que ce blog n'était pas encore créé, mais il y a un peu plus d'un an de cela j'ai subit une rupture plutôt douloureuse. Du moins elle aurait du l'être. J'ai tout perdu, du jour au lendemain, sans raisons ni explications, après deux ans de relation. J'ai cru que mon coeur allait éclater sur un coin de trottoir mais étrangement je m'en suis assez vite remise. J'étais persuadée que c'était grâce à ma thérapie que je menais en parallèle mais en réalité j'avais mis mon coeur dans la glace. Comme un membre qu'on vient de trancher, j'ai mis tout ça sous verre, sous clé, gelé dans l'instant afin de ne pas trop souffrir. C'est comme si mon coeur s'était déconnecté pour survivre.
Persuadée d'avoir été une grande fille, j'ai vécu cet hiver de solitude qui a donné lieu à l'ouverture de cet espace afin de ne pas finir rongée par le désir d'expression sans censure. J'ai revu mon ex, j'ai couché avec un homme de 20 ans de plus que moi, j'ai eu une relation avec un mec nul au lit, bref j'ai pas mal vécu quoi, le tout avec un détachement assez exemplaire.
Et puis je ne sais pas pourquoi, la glace a fondu.
Le dernier week end avec mon ex a été terrible, nous nous comportions comme un couple et pourtant nous n'en sommes pas un. Jusqu'à présent je gérais très bien cela, mais là ça a été trop. Et depuis, j'ai récupéré ce putain d'organe à la con qu'on nomme le coeur. Je sens la glace autour qui fond, grâce à des beaux yeux verts, grâce au sourire d'un enfant, grâce à un bruissement de vent dans les feuilles.
Si la semaine dernière a été une énorme explosion de fête et de joie, aujourd'hui ça fait deux jours que je n'arrête pas de pleurer.
Je vous avais parlé de A. longuement en janvier, février et mars je crois. J'ai trouvé sur Internet des photos de lui avec sa copine. Je n'arrête pas de pleurer et de regarder ces photos. Hier soir j'ai même failli rendre mon diner, pliée en deux de douleur... Pour un mec avec qui je ne suis même pas sortie !! Je sais depuis 3 mois qu'il a une copine en plus !
Et non, je pleure, tout le temps, partout, dans la rue, dans le bus. Je ne réponds plus au téléphone. Ce soir je suis dans mon lit toute habillée, je n'ai pas le courage de manger. J'ai envie de rien, je ne peux penser à rien.
Pourtant je ne me sens pas déprimée, je sais vraiment que c'est passager. Quelle connerie d'avoir recommencé à ressentir des choses...
C'est le dégel !
Par Envers du décor
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Mercredi 26 mars 2008
nounours.jpg Ce soir je n'ai pas envie de faire à manger, je n'ai même pas envie de manger. Je ne veux pas aller me coucher, je n'ai même pas envie de fumer. Ce soir j'en ai un peu marre. Je suis un peu lassée de tout ça. J'ai "allumé" mon amant de la semaine dernière au bureau pendant plusieurs jours. Plus disponible tu meurs ! Il m'a téléphoné hier pour me dire que je le troublais, mais que les choses étaient compliquées avec sa blonde. Il m'a dit aussi que ce que nous avions fait représentait plus que du sexe pour lui, qu'il ne pouvait pas différencier sexe et sentiments et il était étonnée que moi j'arrive à gérer ça aussi bien. C'est le monde à l'envers non ? Il laisse les choses se décanter un peu pour l'instant... Quand je lui ai dit qu'il ne se rendait pas compte de la chance qu'il avait de m'avoir si disponible, si jeune, si capable de gérer notre relation professionnelle au quotidien, il m'a dit d'arrêter de le troubler à ce point, qu'il était excité rien qu'à m'entendre dire que j'étais prête à remettre ça...
Je n'en ai tellement rien à faire, c'est déprimant d'être blasée à ce point des gens. Ma mère m'a dit ce week-end qu'elle admirait ma force, mon aptitude à gérer la solitude, qu'elle me trouvait tellement équilibrée et saine... La solitude est devenue mon amie ces derniers mois. Je finis par mettre de la distance entre moi et les relations humaines. Alors non, je ne crache pas dessus à proprement parler, je ne tiens pas un discours de fille frustrée mais je ne vais pas m'acharner à rechercher l'amitié ou l'amour. Ce qui vient est bien, le reste... je n'ai pas vraiment besoin des autres tous les jours. Je passe du temps avec moi-même car je ne me déçois pas, je ne me trompe pas, je ne me juge pas, je ne me raconte pas d'histoires à dormir debout, je suis honnête avec moi-même et aucune autre relation ne peut apporter avec garantie ce genre de choses.
Je n'ai même plus l'énergie de tenter quoi que ce soit avec A. Pourtant il a des yeux qui me chavire le coeur mais je finis par me dire qu'une belle gueule et un beau cul n'ont jamais changé le cours de l'histoire. Il n'a qu'à se bouger. Il a mon numéro, il me voit tous les jours, s'il n'a même pas le courage de me proposer d'aller boire un verre ensemble, alors peut-être que je ne veux pas de ce genre d'hommes dans ma vie.
Je vois mon ex ce week-end, c'était tellement étrange d'entendre sa voix au téléphone. Je suis tellement fatiguée que je crois que je n'ai pas la force de trouver ça bien ou flippant de le revoir depuis notre rupture. Quand à la miss Barbie, je vais arrêter de la laisser me porter sur les nerfs. L'indifférence face à tout ça me semble la meilleur solution. Je vais laisser la vie m'envoyer la suite des évènements....
Par Envers du décor
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Lundi 4 février 2008
normal_1_b_bon_de_colere-1-.jpg Ces temps-ci je me sens tout le temps en colère. Je suis la plupart du temps une fille calme et j'estime qu'on ne devrait se mettre en colère ou être de mauvaise humeur seulement pour les choses importantes. Je n'aime pas les gens qui sont toujours en train de se plaindre ou de critiquer tout ce qui jalonne leur vie. Depuis quelques années j'évite d'élever la voix, de piquer des crises de nerfs, de pleurer, de piétiner pour des choses sans réelle importance. En fait, quand je suis en colère, je suis incapable de maitriser mes larmes justement parce que c'est un sujet qui me touche. Donc je suis en règle générale une fille calme, posée, dynamique et enjouée.
Mais ce que je vis actuellement est différent. Je sens de la haine en moi. Une haine injustifiée. J'ai des accès de colère, presque de violence. Mais surtout au boulot en fait. Je pense que tout ça est nait d'une frustration... Le manque de sexe, le manque d'amour, le manque de vie sociale, le manque d'amis, le manque de proximité avec ma famille, le manque d'alcool, le manque de temps, le manque d'argent, le manque de confiance en l'avenir, le manque d'avenir aussi....
Bref, j'ai conscience de tout ça, ce n'est pas pour autant que ça rend les choses plus faciles. J'en ai assez que les gens sachent toujours mieux que moi ce qu'il faut faire, j'ai le sentiment que les autres pensent que j'ai toujours quelquechose à apprendre d'eux. En clair j'ai envie parfois de péter un cable, littéralement. Mes collègues me portent sur les nerfs, mêmes celles que j'appréciais ou dont j'étais proche.
Est-ce que c'est ce boulot qui me frustre à ce point ? Pourquoi est-ce que mon boss se fout littéralement de notre service et pourquoi est-ce que j'ai envie de lui mettre ma main dans la figure... Je ne comprends pas ce qui a pu changer en .. un mois dirons-nous. J'adore ce travail, il donne un sens à ma vie, peut-être même trop... à savoir que je n'ai un peu QUE ça...
Toujours est-il que je ne comprends pas pourquoi je suis toujours en colère, ni comment je peux gérer cette haine que je ressens.
Par Envers du décor
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Samedi 19 janvier 2008

anna-lyse.JPG Je n’en reviens de son attitude. Je ne reconnais plus cette fille, ou plutôt, est-ce que je la connaissais ? J’ai été choquée, blessée même par son attitude. Que j’essayais de la faire passer pour une connasse ? Comme si j’avais eu quelque chose à lui reprocher ? Mais que ceux qui se sentent morveux se mouchent !! Oui elle m’a laissé tomber et oui je pourrais lui en vouloir mais j’ai dépassé ça, je reste son amie, j’assiste à sa lente descente au pays de Beaufland avec son « fiancé » et qu’est ce que je récolte en échange ?
J’ai ai assez de sa susceptibilité, j’en ai assez de supporter ses humeurs. Je ne peux pas discuter avec elle, je ne peux pas lui dire tout ça, car elle se vexerait et surtout je les sens deux en face de moi.
Elle n’est plus une identité propre, un esprit de réflexion unique, non, ils sont deux. J’assiste à ce petit couple parfait, qui ressemble de plus en plus à Ken et Barbie, mais version le maffieux et la pouffe. Je leur prédis une vie merdique et terriblement clichée. Ils seront de parfaits cadres sup’, qui a du fric, qui baise et qui n’a pas grand-chose dans le fond. Je suis hallucinée de découvrir cette fille. Mais qui est-elle ? Etait-elle comme ça avant ? Comment une fois de plus n’ai-je pas vu ça ? Je suis choquée par ma propre attitude. Je dormais ? J’avais quoi dans les yeux ? Des paillettes ? Que j’ai voulu atteindre moi-même à travers elle. Je suis déçue, je me suis trompée une fois de plus. Elle avait raison, nous sommes très différentes. Je la trouve bête, intellectuellement limitée, la preuve étant ce moyen de fonctionnement avec son mec : jamais un mot plus haut que l’autre, elle approuve à tout ce qu’il dit, elle le suit dans ses avis (en a-t-il ?) sans jamais entrer en conflit avec lui…
Elle n’est ni indépendante, ni capable de vivre seule. Mais en même temps, elle a coupé les ponts avec toute forme d’amitié. Je me suis sentie un peu seule à ce réveillon, un peu dans le genre mais que fais-je là ? Cette pouffe, avec sa nympho de sœur, et son mec qui ne dit rien, jamais rien. J’en ai assez d’être celle qui parlait et qui animait. Il s’entend avec sa sœur, plus qu’avec moi on dirait bien. Il reconnaît sans doute chez elle ce coté superficiel qu’il aime chez la sœur.
Ou alors il veut se faire les deux.
C'est la fin de quelque chose, c'est net !

Par Envers du décor
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