Pour
tenter d'échapper à ma dernière fixette, j'ai décidé de reprendre ma vie sexuelle en main, de me remettre sur le marché et d'aller à la rencontre d'hommes, préservatif en poche et porte-jaretelle
sous la jupe !Plus facile à dire qu'à faire !
Pourtant réticente à ce type de rencontres, j'ai utilisé les ondes virtuelles qui font notre monde afin de trouver un lit où me glisser.
Le premier effet a été d'effacer ma fixette (objectif atteint) et la seconde constatation a été que non, les hommes ne cherchent pas tous un trou où se glisser ! Miséricorde ! Ils cherchent l'amour, le vrai, crient au scandale quand vous leur parlez d'une nuit, d'un coup d'un soir... Mais que sont devenus les hommes depuis mon dernier passage sur Terre ?
Nul crainte, les connards règnent toujours en maitre.
Après avoir fort sympathisé avec un jeune homme et passé de longues et longues heures au téléphone, nous nous étions fixé rendez-vous. Tel une prédatrice, j'avais misé sur la petite robe noire, l'oeil de biche et le cheveu savamment décoiffé. J'ai tenté de me tatouer le mot sexe au fond de la rétine pour que les choses soient claires... Pour certains elles l'ont été, j'ai cru provoquer deux accidents de voiture et un arrêt cardiaque dans la rue. Trust in U !!!
Et lorsque je suis arrivée... un glaçon m'attendait ! Froid, distant, méprisant, arrogant, sûr de lui, j'ai mis tout cela sur le compte de la timidité peut-être, de la première fois, d'un grand contrôle de soi.. Erreur petite fille, erreur !
Malgré la promesse de me rappeler (avais-je demandé quoi que ce soit ???) et trois jours de silence, je l'informe de son silence évoquant et décevant. Ne me répond-t-il pas qu'il a été extrêmement déçu par mon physique ??
Petit enfoiré, épinoche, homme de bas intellect, béotien et ignard !
La violence des propos m'a atteinte de plein fouet... au moins trente secondes.
Mais qui es-tu toi pour me dire que je ne suis pas belle ? Mais d'où sors-tu ?
Si j'avais 14 ans et toutes mes dents, j'aurai sans doute gravé tes paroles au fond de mon coeur et elles m'auraient empêchée d'avancer.
Pas de chance pour toi, j'ai quelques meutrissures au compteur et j'ai décidé qu'au grand jamais un homme ne me ferait plus verser une seule larme.
J'aurai du te balancer le contenu de mon verre à la figure, j'aurai du gifler ta jolie gueule d'Aryen quand j'en avais la possibilité.
Ce soir, laisse-moi te dire que je t'emmerde, que je te conchie, que je te souhaite d'aller te faire mettre par nos amis les Grecs et d'y rester !
Plus sérieusement c'est le manque de courage qui me marque. Alors quoi ? Quelques formes en trop et on prend la fuite ? Malgré des secrets échangés, des confidences et des échanges prolongés ? Tout ceci ne vaut donc rien face à une taille dépassant le 40 ? Lâcheté !
Je te souhaite de souffrir, de rester seul, de te faire rejetter, de te rendre compte d'à côté de quoi tu es passé mon mignon, de te prendre en pleine face l'étendue de ta superficialité et de mesurer l'immensité de ta solitude.
Je t'ai cru, une fois de plus j'ai cru un homme.
Ah l'ignorante, ah l'enfant, naïve et charmante...
Tout ceci est bien fini ! Cet épisode a activé au fois de moi bien plus de haine que je ne pensais pouvoir en ressentir. Désormais, je prends l'autoroute du plaisir et prendrais en stop ceux qui n'ont pas peur de voir des seins capables de remplir la main d'un honnête homme.
Je suis
étonnée de ma propre censure qui, même ici, me fait parfois hésiter à coucher certains mots. Il serait grand temps de ne plus laisser le regard des autres peser sur mon écriture. J'ai hésité à
écrire "Trépas", peur de perdre un public avide de sensations plus fortes, angoisse de passer pour névrosée et pathétique. Et finalement, nous sommes sur l'envers du décor, là où tout peut être
dit, là où tout est permis.
Paradoxalement à mon écrit précédent, je peux ne ressentir aucune peur ni aucune gêne à dévisager les hommes de manière explicite. Cette semaine, j'en aurai mis quelques uns dans mon lit
avec grand plaisir. Notamment un en particulier.
Trois mois que je n'ai pas fait l'amour, trois mois que je n'ai eu quelques contacts poussés avec un homme. Pour une vingtenaire en pleine santé, cela me semble long. Non, en fait, l'âge ne
compte pas, la santé non plus dans une certaine limite. C'est moi qui trouve ça long. Je n'ai pas envie de hard, d'expérience multiple ou extrême, quelque chose de simple... Pas de plan cul sous
la main...
Je suis tellement contente de vous annoncer que vendredi soir j'ai enfin mis fin à mes 10 mois d'abstinence ! Enfin du sexe ! Ca faisait tellement longtemps !!!
Je sais que c'est un peu exagéré mais imaginez 10 mois sans faire l'amour ! C'est horrible non ? Surtout avec ma vingtaine d'années, je me sentais un peu hors norme, et puis ça me manquait
tellement...
Je voudrais juste un baiser. Je revois tes yeux et je voudrais juste que tu m'embrasses. Pourquoi réfléchir et penser à demain ? Je ne te demande pas
d'engagement ni rien, mais embrasse-moi. Pose tes lèvres contre tes miennes que je me sente vivante, laisse ma langue carresser la tienne, que je me sente vibrante.
J'ai acheté du maquillage samedi. J'ai eu quelques échantillons par la vendeuse. Arrivée chez moi, j'ai décidé de
sentir ces parfums. L'un d'entre eux était pour homme. J'ai débouché le flacon et j'ai senti... Tout m'est revenu d'un coup! Comme Proust et sa madeleine... Comment je t'avais rencontré cet été.
J'ai revu ton visage, je me suis souvenue de ta silhouette, j'ai ressenti de nouveau la douleur que j'avais ressenti lorsque tu es parti en septembre. Ton odeur m'entourait... Je pensais à toi et
les traits de ton visage devenaient de plus en plus nets. J'ai laissé glisser mes doigts vers le bas. J'ai commencé à frotter le tissu de mon pantalon contre mon sexe. Je te respirais
presque... ta peau, ton corps. J'aurais eu envie que tu t'introduises en moi, que ton souffle s'accélère, que tu laisses aller et venir ta queue, que ton ventre se colle au
mien.
J’ai rêvé que je
couchais avec plusieurs mecs cette nuit. Pas ensemble, mais plutôt sur le
